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SCAN DES BANQUES

Belfius
46 %
Changement climatique
48 %

La politique climatique de Belfius obtient un score insuffisant.

Belfius ne finance plus les entreprises actives dans l'extraction du charbon ou l'extraction non conventionnelle de pétrole et de gaz. À partir de 2030, toutes les entreprises charbonnières dans la chaîne de valeur plus large seront exclues, ce qui est en ligne avec un scénario climatique de 1,5°C. Les entreprises qui font de l'exploration et du développement de nouveaux projets pétroliers et de gaz sont également entièrement exclues par Belfius. Pour l'extraction conventionnelle de gaz et de pétrole, les portes restent ouvertes, mais sous certaines conditions.

Là où la politique de Belfius est particulièrement insuffisante, ce sont les conditions imposées aux entreprises dans lesquelles elle investit, comme l'interdiction pour les entreprises de faire du lobbying qui sape la législation climatique, le reporting sur les substances polluantes pour la santé humaine, ou les critères de déforestation. Sur ce plan, il reste encore une marge considérable d'amélioration.

Nature
29 %

La politique de biodiversité de Belfius obtient un score faible.

La banque publie son empreinte biodiversité, mais il y a très peu de garanties supplémentaires dans sa politique. Ainsi, elle n'a pas de politique sur l'investissement dans les organismes génétiquement modifiés et elle n'a pas de politique sur les entreprises opérant dans des zones de rareté de l'eau. La banque désapprouve l'exploitation minière en eaux profondes, mais ne le traduit pas en une exclusion.

Armes
56 %

La politique de Belfius en matière d'armes obtient un score insuffisant.

La banque suit la législation belge en n'investissant pas dans des armes controversées, comme les armes à sous-munitions, les mines antipersonnel, les armes biologiques et chimiques. Elle n'a pas de politique sur les armes automatisées. Pour les armes nucléaires, par contre, Belfius a ouvert la porte depuis la dernière analyse. Elle autorise les investissements dans les entreprises dont le siège social se trouve dans des pays de l'OTAN.

Belfius limite ses investissements dans les entreprises d'armement aux pays de l'OTAN. De plus, la banque a développé des critères pour surveiller le financement de transactions d'armes spécifiques. Les livraisons à des parties impliquées dans des violations des droits humains peuvent mener à une exclusion. Cela ne concerne cependant que le financement des transactions d'armes. Pour les autres financements – comme d'autres crédits aux mêmes entreprises ou les investissements via la gestion de patrimoine – il n'y a pas de politique.

Genre
41 %

La politique de genre de Belfius est insuffisante.

En interne, la banque applique une politique relativement solide, mais les plus grandes lacunes se situent dans la politique vis-à-vis des entreprises dans lesquelles elle investit. Belfius n'oblige pas ces entreprises par exemple à proposer des formations qui luttent contre la discrimination et les préjugés de genre sur le lieu de travail, et n'impose pas non plus d'exigences pour la promotion active de l'égalité salariale.

Transparence
29 %

Belfius obtient un score largement insuffisant en matière de transparence.

Au cours des deux dernières analyses (soit 4 ans), elle a continué à reculer dans les scores par rapport aux autres banques.
Belfius n'est toujours pas transparente sur les entreprises dans lesquelles elle investit ou auxquelles elle accorde des crédits. Elle publie cependant une répartition de son portefeuille par région et secteur.
Pour la gestion de patrimoine, Belfius publie le nombre d'entreprises avec lesquelles elle a eu des conversations sur des questions sociales et écologiques, mais elle ne divulgue pas quelles entreprises sont concernées ni quels ont été les résultats de ces conversations.

Enfin, le mécanisme de réclamation de Belfius est insuffisant : il est principalement accessible aux clients et non aux parties externes qui pourraient être affectées par les activités de la banque.

Corruption
68 %

En matière de lutte contre la corruption, Belfius obtient un score largement satisfaisant.

Pour prévenir la corruption interne, Belfius suit les accords internationaux. Elle prend des mesures pour éviter la corruption, les pratiques de blanchiment et le financement du terrorisme. Sa politique interne a été renforcée. Ainsi, la banque rapporte maintenant sur ses pratiques de lobbying et a mis en place une politique explicite dans laquelle elle indique ne pas faire de contributions politiques.

Pour les entreprises que Belfius finance, elle s'engage aux Principes directeurs de l'OCDE à l'intention des entreprises multinationales. Cela signifie que la banque exige que les entreprises rapportent sur leurs pratiques de lobbying. Il reste cependant encore des améliorations possibles, notamment en obligeant les entreprises à communiquer sur leurs bénéficiaires effectifs.

Rémunération
40 %

Belfius obtient un score insuffisant sur sa politique de rémunération.

La banque fixe bien un plafond clair sur le montant des bonus, à savoir au maximum 50 % du revenu fixe. Les bonus sont liés à des objectifs à long terme, mais ne sont liés qu'à 10 % à des objectifs sociaux et écologiques. Belfius peut également les récupérer s'ils ont été accordés à tort.

Fiscalité
37 %

La politique fiscale de Belfius est largement insuffisante.

La politique interne de la banque est en soi acceptable, mais Belfius impose peu ou pas d'attentes aux entreprises dans lesquelles elle investit.

Droits humain
56 %

La politique de Belfius en matière de droits humains obtient un score moyen.

La banque souscrit aux Principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits humains, comme la plupart des autres banques. Elle est surtout insuffisante dans les conditions spécifiques qu'elle impose aux entreprises dans lesquelles elle investit. Ainsi, Belfius ne demande pas explicitement que les entreprises ne soutiennent pas d'implantations ou d'activités économiques dans les territoires occupés, conformément au Droit international humanitaire.

Droits du travail
56 %

La politique de Belfius en matière de droits du travail obtient tout juste un score satisfaisant.

La banque suit les standards internationaux les plus pertinents, mais il reste une marge d'amélioration, notamment en ce qui concerne les exigences spécifiques aux emprunteurs. Ainsi, les entreprises ne sont pas tenues de payer un salaire décent à leurs travailleur·euse·s.

Belfius est un groupe bancaire et d'assurance universel qui est entièrement passé entre les mains de l'État belge après le sauvetage de Dexia. La banque a repris son ambition d'être une banque locale. Elle collecte de l'épargne et l'utilise via des prêts aux particuliers, aux entreprises et notamment aux institutions publiques et sociales. De plus, Belfius est active sur les marchés financiers. Elle propose des produits d'investissement via une collaboration exclusive avec le gestionnaire de fonds Candriam. Belfius est la troisième plus grande banque en Belgique.

Belfius obtient en moyenne un score insuffisant dans le Scan des banques et les progrès visibles il y a quelques années se sont maintenant également arrêtés. C'est d’autant plus inquiétant que la banque est entièrement détenue par le gouvernement.

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