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SCAN DES BANQUES

Tous les deux ans, FairFin et Financité passent au peigne fin les politiques d'investissement des banques opérant en Belgique. L’analyse se concentre sur les grandes banques qui ont le plus de client·e·s et sur un certain nombre de petits acteurs durables. Les banques sont étudiées sur dix thèmes, allant du changement climatique et des droits humains, en passant par l'évasion fiscale et la corruption. Pour établir le Scan des banques, nous examinons presque exclusivement la politique d'investissement d'une banque, c'est-à-dire les conditions que les banques s'imposent à elles-mêmes. Nous vérifions leur politique sur 10 thèmes, chacun d'entre eux contribuant à la note globale de la banque. Il est donc possible qu'une banque n'ayant pas formalisé une politique d'investissement ait un mauvais score alors qu'une banque qui a établi des règles précises en la matière obtient un score supérieur alors qu'elle ne les respecte pas nécessairement. Dans le détail de chaque note, nous essayons donc de préciser si l'institution a été épinglée dans un rapport sur les investissements nuisibles ou ce qu'elle pourrait faire pour améliorer son score.

DROITS AU TRAVAIL

Les travailleurs et travailleuses ont droit à un travail qui ne les rend pas malades, le droit d'adhérer à un syndicat et le droit à l'égalité de traitement indépendamment de leur origine, de leur sexe ou de leur religion. De nombreuses entreprises ne respectent pas les droits du travail. Leurs employé·e·s doivent travailler de nombreuses heures pour un faible salaire ou n'ont pas le droit de se syndiquer. Une bonne banque vérifie si une entreprise respecte les droits du travail avant de la financer.

Banque Triodos
100 %

Triodos obtient de très bons résultats en matière de droits du travail.

La banque souscrit aux normes fondamentales du travail de l'Organisation internationale du travail et les intègre dans ses principes d'achat. Dans ses propres opérations, elle a également mis en place des procédures pour traiter les plaintes des travailleurs et résoudre les violations des droits du travail. Les entreprises que Triodos finance ou dans lesquelles elle investit doivent également garantir la liberté de réunion et rejeter le travail forcé, le travail des enfants et la discrimination sous quelque forme que ce soit.

vdk banque
93 %

En matière de droits des travailleur·euse·s, vdk banque obtient un bon score.

La banque n'investit pas dans des entreprises directement ou via leurs fournisseurs impliqués dans le travail des enfants, la discrimination, le travail forcé et la violation de la liberté syndicale. Les organisations qui ne respectent pas les horaires de travail corrects, une rémunération équitable ou des conditions de travail sûres et saines ne sont pas non plus éligibles. Il existe cependant encore une marge d'amélioration dans la politique de sa gestion de patrimoine.

BNP Paribas
76 %

BNP Paribas obtient un bon score en matière de droits du travail.

La banque respecte la plupart des standards et directives internationaux. Il reste cependant encore quelques points à améliorer, notamment en ce qui concerne les attentes spécifiques et explicites vis-à-vis des entreprises. La politique peut être formulée de manière plus concrète sur certains points.

KBC
72 %

La politique de KBC en matière de droits du travail est bonne.

KBC obtient la majeure partie de son score en suivant les IFC Performance Standards et les Principes directeurs de l'OCDE à l'intention des entreprises multinationales. Cela engage la banque à vérifier lors du financement de projets s'il n'y a pas de violations graves des droits du travail, comme le travail forcé ou le travail des enfants. Il reste encore quelques points à améliorer en ce qui concerne les attentes spécifiques vis-à-vis des entreprises. Ainsi, il n'y a pas d'attente explicite que les entreprises offrent un salaire décent à leurs employé·e·s.

Argenta
62 %

La politique en matière de droits du travail est satisfaisante chez Argenta.

Pour son propre personnel et auprès de ses fournisseurs, Argenta applique les droits du travail de l'Organisation internationale du travail (OIT). Dans les attentes que la banque formule envers les entreprises auxquelles elle accorde des crédits, il existe cependant une marge d'amélioration. Ainsi, Argenta n'oblige pas ces entreprises à garantir un salaire décent.

ING
58 %

ING obtient un score modéré en matière de droits du travail.

Bien que la banque souscrive à la plupart des traités et normes internationaux pertinents sur le droit du travail, sa politique est insuffisante dans les attentes vis-à-vis des emprunteurs. Ainsi, il n'y a pas d'obligation pour les entreprises de payer un salaire décent à leurs travailleurs. Souvent, les dispositions pertinentes sont bien suivies mais ne sont pas applicables à la gestion d'actifs et aux actifs propriétaires.

Crelan
57 %

La politique de Crelan en matière de droits du travail obtient un score insuffisant.

Crelan souscrit aux normes fondamentales de l'Organisation internationale du travail et de l'OCDE concernant particulièrement le travail des enfants, le travail forcé, l'entrave à la formation de syndicats, et la discrimination. Depuis la dernière évaluation, Crelan a détaillé les normes que doivent respecter les entreprises financées en matière de travail forcé, travail des enfants, discrimination et salaire minimum.

Beobank
57 %

La politique de Beobank et du groupe Crédit Mutuel Alliance Fédérale en matière de droit du travail obtient un score moyen.

La politique est bonne concernant ses propres activités. Pour les entreprises financées, le groupe n'exige pas formellement que les entreprises versent un salaire décent à leurs employés et limitent le nombre d'heures de travail. Les entreprises financées doivent tout de même intégrer les droits du travail dans leurs politiques d'approvisionnement.

Belfius
56 %

La politique de Belfius en matière de droits du travail obtient tout juste un score satisfaisant.

La banque suit les standards internationaux les plus pertinents, mais il reste une marge d'amélioration, notamment en ce qui concerne les exigences spécifiques aux emprunteurs. Ainsi, les entreprises ne sont pas tenues de payer un salaire décent à leurs travailleur·euse·s.

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