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SCAN DES BANQUES

ING
51 %
Changement climatique
48 %

La politique d'ING concernant le changement climatique est insuffisante.

La banque n'exclut pas encore totalement le financement et les investissements dans les centrales électriques au charbon et l'exploitation minière du charbon. Bien qu'ING dispose d'une politique d'exclusion et de sortie progressive adéquate pour la production d'électricité à partir du charbon, elle ne l'applique pas à ses investissements via la gestion de patrimoine.

ING exclut le financement de projets pour de nouveaux gisements pétroliers et gaziers. La banque autorise cependant encore le financement des entreprises pétrolières et gazières, et n'a pas non plus de politique pour réduire la production d'électricité à partir du pétrole ou du gaz. De plus, ING ne dispose pas de politique exigeant que les entreprises cessent de faire du lobbying contre les mesures climatiques et intègrent des engagements sur le changement climatique dans leurs contrats avec les fournisseurs. Enfin, ING ne rend pas publique ses émissions financées pour la gestion de patrimoine.

Nature
55 %

La politique de nature d'ING est satisfaisante.

ING n'exige pas que les entreprises intègrent des critères relatifs à la nature dans leurs contrats avec sous-traitants et fournisseurs. Il y a cependant une attention pour les espèces végétales et animales protégées dans la politique de biodiversité d'ING.

Le groupe ne dispose pas d'une politique suffisante sur la production et la pollution plastique et limite sa politique de protection des écosystèmes vulnérables au financement de projets. La plus grande lacune dans sa politique est que la politique de biodiversité n'est pas appliquée à la gestion de patrimoine pour les clients. ING n'a quasi aucune politique de biodiversité pour de tels produits d'investissement.

Armes
60 %

La politique d'ING en matière d'armes est tout juste satisfaisante.

La banque exclut le financement direct des transactions d'armes où il y a risque de violation des droits humains, ou de prolongation de conflits armés. Pour les autres financements – comme les investissements dans les mêmes entreprises via la gestion de patrimoine – la politique est beaucoup plus souple : il n'y a pas suffisamment de politique sur l'exclusion des entreprises qui livreraient des armes contribuant aux violations des droits humains, au double usage, aux régimes corrompus, aux régimes militaristes, aux zones de conflit.

ING exclut la plupart des armes controversées, à l'exception des armes automatisées et des armes incendiaires (seul le phosphore blanc est exclu). La banque n'a pas de politique concernant les livraisons d'armes aux États fragiles ou militaristes.

Genre
41 %

La politique de genre d'ING est insuffisante.

La banque dispose d'une bonne politique de genre interne. Elle propose des formations ciblées pour les collaborateurs afin de donner aux femmes accès à des postes supérieurs et organise des formations pour lutter contre la discrimination et les biais de genre sur le lieu de travail. Cette politique est activement appliquée et soutenue en interne.

En externe, par contre, ING n'oblige pas ses clients ou partenaires à appliquer des mesures similaires en matière de genre. L'égalité des genres n'est donc pas imposée en dehors de la propre organisation et est principalement une directive interne.

Transparence
47 %

La politique de transparence et de responsabilité d'ING est insuffisante.

Il y a un manque de transparence sur les entreprises auxquelles elle accorde des prêts et dans lesquelles elle investit, ainsi que sur son implication auprès des entreprises qui causent des controverses sociales et écologiques. De plus, il manque des informations sur le comportement de vote de la banque et elle ne rapporte pas non plus sur ses conversations avec les entreprises financées sur des questions sociales et durables. Il est cependant positif que les rapports de durabilité soient contrôlés en externe.

Corruption
64 %

Le groupe ING dispose d'une politique anti-corruption suffisamment développée pour ses propres activités bancaires. En interne, ING applique des règles claires qui rejettent la corruption et des directives pour prévenir le blanchiment et le financement du terrorisme. Au niveau de sa propre organisation, les normes et procédures sont donc bien établies.

Bien qu'ING applique des standards stricts en interne, ceux-ci ne sont pas toujours imposés de manière aussi cohérente à ses emprunteurs. Notamment en ce qui concerne la transparence autour des pratiques de lobbying des entreprises et la divulgation des bénéficiaires effectifs, la politique peut être appliquée de manière plus stricte et explicite.

Rémunération
45 %

La politique de rémunération d'ING est insuffisante.

ING peut toujours récupérer un bonus s'il s'avère que les objectifs associés n'ont pas été atteints. Les bonus sont limités à 20% du salaire annuel, mais ne dépendent pas d'indicateurs sociaux ou durables. Il reste encore beaucoup d'amélioration possible. Ainsi, le salaire le plus élevé est 34 fois supérieur au salaire médian dans la banque.

Fiscalité
36 %

La politique fiscale d'ING est insuffisante.

Il manque des attentes claires vis-à-vis des entreprises pour donner de la transparence sur leur structure de groupe, et pour rapporter pays par pays leurs revenus, coûts et bénéfices, paiements d'impôts et subventions des gouvernements. Il n'est pas non plus attendu que les entreprises soient transparentes sur les accords fiscaux obtenus des autorités locales. ING est cependant transparente sur ses propres paiements d'impôts et actifs pour chaque pays où la banque est active.

Droits humain
61 %

En matière de droits humains, ING obtient un score moyen.

La banque indique qu'elle s'engage à respecter les normes de droits humains reconnues internationalement et qu'elle souscrit à la responsabilité des entreprises de respecter les droits humains, telle qu'énoncée dans les Principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits humains.

Il reste cependant des lacunes importantes. Ainsi, ING n'applique par exemple pas de politique explicite empêchant les entreprises d'être impliquées dans ou de contribuer à des implantations et des activités économiques dans des territoires occupés, conformément au Droit international humanitaire.

Droits du travail
58 %

ING obtient un score modéré en matière de droits du travail.

Bien que la banque souscrive à la plupart des traités et normes internationaux pertinents sur le droit du travail, sa politique est insuffisante dans les attentes vis-à-vis des emprunteurs. Ainsi, il n'y a pas d'obligation pour les entreprises de payer un salaire décent à leurs travailleurs. Souvent, les dispositions pertinentes sont bien suivies mais ne sont pas applicables à la gestion d'actifs et aux actifs propriétaires.

ING est la quatrième plus grande banque en Belgique. Plus de 2,8 millions de client·e·s particuliers ont un compte courant auprès de la banque. ING compte presque 10 millions de clients qui utilisent son financement immobilier, ses dépôts en titres, ses prêts et ses produits d'épargne.

Le score moyen d'ING est tout juste satisfaisant. Le principal problème est que la banque impose peu d'exigences aux entreprises externes avec lesquelles elle est liée. Il y a également un manque de transparence sur les entreprises auxquelles elle accorde des prêts et dans lesquelles elle investit, ainsi que sur son implication auprès des entreprises qui causent des controverses sociales et écologiques.

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