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SCAN DES BANQUES

Tous les deux ans, FairFin et Financité passent au peigne fin les politiques d'investissement des banques opérant en Belgique. L’analyse se concentre sur les grandes banques qui ont le plus de client·e·s et sur un certain nombre de petits acteurs durables. Les banques sont étudiées sur dix thèmes, allant du changement climatique et des droits humains, en passant par l'évasion fiscale et la corruption. Pour établir le Scan des banques, nous examinons presque exclusivement la politique d'investissement d'une banque, c'est-à-dire les conditions que les banques s'imposent à elles-mêmes. Nous vérifions leur politique sur 10 thèmes, chacun d'entre eux contribuant à la note globale de la banque. Il est donc possible qu'une banque n'ayant pas formalisé une politique d'investissement ait un mauvais score alors qu'une banque qui a établi des règles précises en la matière obtient un score supérieur alors qu'elle ne les respecte pas nécessairement. Dans le détail de chaque note, nous essayons donc de préciser si l'institution a été épinglée dans un rapport sur les investissements nuisibles ou ce qu'elle pourrait faire pour améliorer son score.

TRANSPARENCE

La transparence nous permet de défendre nos droits en cas de désaccord. Imaginez qu'une usine soit construite à côté de votre maison et qu'elle pollue votre terrain. Si vous n'êtes pas au courant, vous ne pouvez pas protester. La transparence des activités des banques et des entreprises dans lesquelles elles investissent est donc importante. Une bonne banque publie régulièrement un rapport de développement durable conforme aux lignes directrices de la Global Reporting Initiative (GRI) et rend publiques des informations sur ses principaux clients et partenaires, ainsi que sur son impact sur les personnes et le climat.

Banque Triodos
94 %

En matière de transparence et de responsabilité, Triodos obtient de bons résultats et score même mieux que l'année précédente.
La banque publie ouvertement sur son site web les entreprises dans lesquelles elle investit et auxquelles elle accorde des prêts. Elle rapporte également sur son engagement auprès des entreprises et sur son comportement de vote. Cela ne s'applique toutefois qu'aux entreprises dans lesquelles elle investit au nom des clients. Triodos publie également ses propres investissements et investissements en fonds.

La banque est transparente sur son engagement auprès des représentants de la société civile et d'autres parties prenantes, et publie un rapport de durabilité audité en externe. La banque est désormais aussi plus transparente sur les progrès et les performances de son propre mécanisme de plainte.

vdk banque
86 %

Vdk banque obtient un excellent score en matière de transparence.

Il s'agit d'une amélioration considérable par rapport à la dernière analyse. La banque communique en détail sur son propre portefeuille d'investissement et publie des listes des gouvernements dans lesquels elle investit ou des entreprises dans lesquelles elle détient des actions ou des obligations. Elle a également amélioré la transparence autour de son mécanisme de plainte.

Il existe encore beaucoup de marge d'amélioration chez son gestionnaire de patrimoine. Pour ce type de produits financiers, vdk se décrit elle-même comme simple distributeur de produits d'investissement, ce qui rend sa politique d'investissement stricte que partiellement applicable. Elle exige cependant que les produits liés à la gestion de patrimoine aient le label Towards Sustainability, un label délivré par la fédération du secteur financier belge, Febelfin.

KBC
62 %

La politique de transparence de KBC obtient un score satisfaisant.

La banque publie annuellement un rapport de durabilité. KBC donne également un aperçu de ses pratiques d'investissement via un résumé de son portefeuille par industrie et région. La banque ne donne cependant pas d'informations sur les entreprises à qui elle accorde des crédits. Elle publie le nombre d'entreprises financées avec lesquelles elle a parlé de questions climatiques et sociales, mais n'est pas suffisamment transparente sur les sujets précis et les entreprises.

Un aspect positif est que KBC maintient une liste noire publique. Il s'agit d'une liste limitée d'entreprises que la banque exclut du financement. KBC dispose d'une liste similaire pour les gouvernements, mais ne la rend malheureusement pas publique.

Argenta
56 %

La politique de transparence d'Argenta obtient tout juste un score satisfaisant.

Argenta est transparente sur sa politique de vote en matière de climat et d'affaires sociales. Elle publie également son comportement de vote. La banque dispose d'une bonne procédure de réclamation pour les collaborateurs, les clients et les non-clients.
Argenta pourrait communiquer davantage sur les entreprises avec lesquelles elle a des conversations et sur les sujets abordés. Elle pourrait également être plus transparente sur son portefeuille d'investissement.

BNP Paribas
55 %

BNP Paribas obtient tout juste un score satisfaisant sur le thème de la transparence.

Sa politique n'a pas évolué depuis la dernière analyse. La banque communique sur les industries et les régions dans lesquelles elle investit via son portefeuille. De plus, elle rend publiques les conversations avec ses clients concernant des sujets sociaux et écologiques, bien qu'il reste encore beaucoup de marge d'amélioration ici, comme en mentionnant les résultats de ces conversations. La banque a mis en place un mécanisme de réclamation, mais ne rapporte pas sur le nombre de réclamations, les sujets abordés et la manière dont elle les a traités.

Beaucoup des informations que BNP Paribas partage ne concernent que quelques départements et rarement l'ensemble du fonctionnement de la banque. De plus, il y a encore de nombreux aspects sur lesquels la banque n'est pas transparente, comme les entreprises qu'elle finance.

Crelan
50 %

La politique de transparence de Crelan obtient un score insuffisant.

L'institution financière décrit son cadre financier et d'investissement en matière environnementale et sociale et explique comment elle s'assure que ses investissements respectent les conditions fixées dans ses politiques, mais elle ne rend pas publique les entreprises à qui elle accorde des financements.

ING
47 %

La politique de transparence et de responsabilité d'ING est insuffisante.

Il y a un manque de transparence sur les entreprises auxquelles elle accorde des prêts et dans lesquelles elle investit, ainsi que sur son implication auprès des entreprises qui causent des controverses sociales et écologiques. De plus, il manque des informations sur le comportement de vote de la banque et elle ne rapporte pas non plus sur ses conversations avec les entreprises financées sur des questions sociales et durables. Il est cependant positif que les rapports de durabilité soient contrôlés en externe.

Belfius
29 %

Belfius obtient un score largement insuffisant en matière de transparence.

Au cours des deux dernières analyses (soit 4 ans), elle a continué à reculer dans les scores par rapport aux autres banques.
Belfius n'est toujours pas transparente sur les entreprises dans lesquelles elle investit ou auxquelles elle accorde des crédits. Elle publie cependant une répartition de son portefeuille par région et secteur.
Pour la gestion de patrimoine, Belfius publie le nombre d'entreprises avec lesquelles elle a eu des conversations sur des questions sociales et écologiques, mais elle ne divulgue pas quelles entreprises sont concernées ni quels ont été les résultats de ces conversations.

Enfin, le mécanisme de réclamation de Belfius est insuffisant : il est principalement accessible aux clients et non aux parties externes qui pourraient être affectées par les activités de la banque.

Beobank
27 %

La transparence du groupe n'est pas suffisante. Si la banque publie un aperçu de son portefeuille d'investissement par région et type d'activité, elle ne publie pas le nom des entreprises financées et ne rend pas compte des discussions qu'elle a avec ces dernières.

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