Anciennes campagnes

Scinder les banques (2015)

Il manque une banque (2014)

Non à la spéculation alimentaire (2013)

Mon argent propre! (2011-2012)

Communes pour la Birmanie (2009)

Je choisis... où mettre mon argent! (2008)

Mon argent vous va si bien (2008)

Mon argent sans scrupules (2004)

 

Scinder les banques (2015)

Les grandes banques mélangent plusieurs activités. D'un côté, elles récoltent l'épargne et octroient des crédits (banques de dépôt) et de l'autre, elles placent leurs capitaux ou ceux de leurs clients sur les marchés financiers (banques d'investissement).

Cette dernière activité étant très rentable lorsque les marchés financiers se portent bien, les banques la privilégient et utilisent l'épargne de leurs clients, profitant de la garantie que les États apportent, pour emprunter à bas prix sur les marchés financiers et investir davantage. Lorsqu'en 2008 la crise éclate, notamment en raison de prises de risque inconsidérées par les banques, les États ont été contraints de sauver les banques et de faire payer le contribuable.

Au vu de ces sauvetages coûteux1, la nécessité de modifier notre système bancaire est apparue criante.

En savoir plus sur la campagne "Sciender les banques"

Rejoindre la campagne sur Facebook

Il manque une banque (2014)

En 2013 des milliers de citoyen-ne-s et 120 organisations ont crée la coopérative NewB. C'est l'idée d'une banque qui appartient à tous les coopérateurs également et qui soit transparente, sobre et dédiée à l'économie réelle. Pourtant, dans une interview accordée à l'hebdomadaire Knack en avril 2014, Monsieur Luc Coene, le gouverneur de la Banque Nationale de Belgique, interrogé à propos de NewB, a déclaré qu'il y a déjà trop de banques en Belgique.

Suite à ces remarques, le Réseau Financité a décidé de lancer une campagne, en partenariat avec FairFin et CNCD-11.11.11, pour mobiliser les citoyen-ne-s et la société civile à affirmer qu'il n'y ait pas trop de banques en Belgique. Au contraire, il manque une banque qui soit démocratique, durable, sobre, coopérative, et dédiée à l'économie réelle.

La diversité de l'industrie bancaire contribue à la stabilité. Il a en effet été démontré que la présence de banques coopératives a un impact positif sur la croissance du PIB.

Résultats

Plus de 10'000 citoyens ont signé notre appel pour un paysage bancaire plus diversifié et pour créer ensemble une banque qui répond mieux à nos besoins et envies. À l'heure où le monde bancaire s'implique de plus dans les opérations spéculatives, presque pas touché par la crise financière, une banque coopérative, transparente et participative comme la propse NewB est d'autant plus nécessaire.

En savoir plus sur la campagne "Il manque une banque"

Non à la spéculation alimentaire (2013)

En juin 2013, un rapport présenté par le Réseau Financité et cinq ONG (CNCD, 11.11.11, Oxfam, SOS Faim, FairFin) montrait qu'un certain nombre de banques étaient actives dans la spéculation sur l'alimentation. Ainsi, huit institutions financières offraient à leurs clients des produits d'investissement leur permettant de spéculer sur les biens alimentaires : Deutsche Bank et BNP Paribas Fortis en particulier, mais aussi Keytrade Bank, AXA, Belfius, ING, KBC et ABN AMRO. Or, la spéculation financière abusive a en effet joué un rôle important dans les hausses soudaines et violentes des prix des denrées alimentaires observées ces derniers années, provoquant de graves famines dans plusieurs pays en développement.

L'étude constitue la base du plaidoyer du Réseau Financité et de ses partenaires (SOS Faim, CNCD-11.11.11, Oxfam Solidarité, Fairfin et 11.11.11) auprès des banques et des décideurs politiques pour lutter contre le phénomène de la spéculation alimentaire. Une charte a été rédigée à destination des banques affirmRejoindre la campagne sur Facebookant la position des ONG. Le Réseau Financité s'est également associé à la campagne publique de SOS Faim « On ne joue pas avec la nourriture ». Plus de 8000 citoyens ont interpellé leur banque par courrier pour lui demander de mettre un terme à ses agissements.

Résultats

Sous la pression citoyenne et médiatique, plusieurs banques (Belfius et KBC principalement, BNP Paribas Fortis et AXA dans une moindre mesure) ont réagi en supprimant les produits financiers mis en cause ou en prenant position sur le sujet.

Au niveau législatif, les discussions des ONG avec les responsables politiques ont débouché sur des propositions de loi visant à interdire ou à mieux encadrer la spéculation alimentaire. Ces propositions sont restées lettres mortes. Des avancées ont malgré tout été obtenues au niveau européen, avec l’imposition de limites de position par la directive MIFID.

Aux yeux des ONG, une réglementation claire et contraignante de la part des autorités publique s’impose. Le nouveau gouvernement doit interdire la spéculation alimentaire.

En savoir plus sur la spéculation alimentaire

Et maintenant ?

Le Réseau Financité continue à lutter contre la spéculation sur les denrées alimentaires.

En février, la Commission européenne propose d’autoriser les pays à assouplir davantage les maigres règles existantes en matière de spéculation sur les denrées alimentaires. Les nouvelles propositions de la Commission ne changeraient rien à la situation actuelle. C’est pourquoi nous devons convaincre le Parlement européen de s’imposer et de mettre un terme à la spéculation alimentaire.

=> SIGNEZ LA PETITION !

 

Mon argent propre ! (2011-2012)

Aujourd'hui, les banques n'ont aucun devoir de transparence vis-à-vis de leurs clients et ces derniers n'ont pas la possibilité de connaître les impacts de leur argent. A travers le lancement d'une pétition en 2011, le Réseau Financité a invité les citoyens à marquer leur volonté d'obtenir plus de transparence sur l'utilisation qui est faite de leur argent. Toutes les réponses ont été envoyées aux différentes banques à qui il a été demandé de répondre.

 

 

 

Communes pour la Birmanie (2009)

A l’occasion du 64ème anniversaire d’Aung San Suu Kyi, le 19 juin 2009, Actions Birmanie, le Réseau Financité et FairFin ont décidé de relancer la campagne « Communes pour la Birmanie » inaugurée en mars 2006.
Actions Birmanie proposait à chacun d’agir à son niveau pour que sa commune devienne une « Commune pour la Birmanie ».

Résultats

53 communes se sont engagées à soutenir les démocrates birmans à des degrés divers, en nommant Aung San Suu Kyi citoyenne d'honneur et/ou en boycottant les produits des entreprises actives en Birmanie et/ou en prenant l'engagement de ne pas investir les finances communales dans des actions de ces entreprises.

Ce sont les communes de :

Alost • Amay • Andenne • Anthisnes • Baelen • Braine-l'Alleud • Bruxelles-Ville • Charleroi • Chastre • Chaudfontaine • Chaumont Gistoux • Ciney • Colfontaine • Comblain-au-Pont • Dalhem • Dison • Dour • Engis • Esneux • Etterbeek • Fexhe-Le-Haut-Clocher • Fléron • Forest • Frasnes-Lez-Anvaing • Gembloux • Gesves • Huy • Incourt • Ittre • Ixelles • Jodoigne • Mettet • Mons • Morlanwez • Namur• Nassogne • Nivelles • Ottignies-Louvain-la-Neuve • Oupeye • Péruwelz • Remicourt • Rixensart • Rochefort • Saint-Gilles • Schaerbeek • Thuin • Tournai • Uccle • Wanze • Woluwé-Saint-Lambert • Watermael-Boitsfort • Woluwe-Saint-Pierre • Zottegem

Je choisis... où mettre mon argent! (2008)

En novembre 2007, une étude de FairFin (anciennement Netwerk Vlaanderen) a révélé les montants investis par les huit plus importants groupes bancaires actifs en Belgique, dans des entreprises qui sont en lien avec des dictatures, violent les droits humains, nuisent à l'environnement, produisent des armes...

 

 

Suite à cette étude, le Réseau Financité a lancé la campagne 'Je choisis... où mettre mon argent' pour mobiliser le public de faire savoir leur opinion auprès des pouvoirs publics, les élus et leurs banques sur l'utilisation de leur épargne. Sommes-nous d'accord que notre épargne finance les placemeRejoindre la campagne sur Facebooknts dans la production d'armes controversées, ceux qui financent les pollutions de l'extraction minière, les placements dans la production de médicaments trop chers pour le traitement du SIDA et ceux qui, directement ou indirectement, financent l'exploitation infantile ?

Par le biais de notre site internet et de cartes postales intitulées 'Je choisis !', un total de 1350 personnes se sont prononcés. Une majorité de ces personnes ont répondu qu'elles refusent que leur épargne finance :

  • la fabrication de bombes à uranium appauvri

  • l'extraction minière avec des produits toxiques

  • le travail d'enfants esclaves

  • les traitements impayables pour les malades du SIDA

Le Réseau Financité a donc envoyé des lettres aux banques listées dans le rapport de FairFin, dont Axa, Dexia, ING, Fortis et KBC, pour leur mettre en avant la nécessité de prendre des initiatives pour ne plus financer des activités précitées. Mais aussi de promouvoir l'idée d'un cadre légal pour éviter les pires formes de bénéfices.

 

Mon argent vous va si bien (2008)

Le but de cette campagne était de sensibiliser le grand public à l'économie sociale et promouvoir celle-ci en favorisant le financement. Pour ceci une base de données inventoriant l'ensemble des entreprises et activités d'économie sociale financées en tout ou en partie par l'épargne solidaire en Communauté française a été mise à disposition du grand public.

 

 

 

 

Ont gagné un Prix de la solidarité :

Pour Bruxelles et la Communauté française : RENOVASSISTANCE

Pour la province du Brabant wallon : CREDAL

Pour la province du Luxembourg : LE TRUSQUIN

Pour la province de Liège : SOLEIL VERT

Pour la province de Namur : UNIVERSITE DE PAIX

Pour la province du Hainaut : ARCHIPEL

Cette campagne a permis de mieux faire connaître les centaines de projets solidaires existant en Belgique qui, par leur action, favorisent la cohésion sociale et apportent une plus-value non seulement économique mais aussi sociale et environnementale.

Mon argent sans scrupules (2004)

Un rapport publié par FairFin en 2004 a démontré que les cinq grandes banques actives en Belgique (Axa, Fortis, Dexia, ING et KBC) avaient des liens financiers à hauteur de 1,2 milliard d'euros avec les industries qui fabriquent des armes 'controversées'.1

Ces constats ont amené à une réflexion plus large sur l'information et le contrôle dont disposent les clients à l'égard des investissements et des financements accordés par leur banque non seulement dans l'industrie de l'armement mais aussi dans d'autres entreprises violant des droits humains et/ou peu soucieuses de l'environnement.

Le Réseau Financité, en collaboration avec le Mouvement International de la Réconciliation (MIR), le Mouvement Chrétien pour la Paix (MCP) et la Coordination Nationale d'Action pour la Paix et la Démocratie (CNAPD), a lancé une campagne de participation citoyenne, de sensibilisation et de coopération associative sur le thème de l'utilisation par les banques de l'épargne qui leur est confiée.

À travers des cartes postales, le public s'exprimait auprès de leurs banques contre les investissements dans l'industrie de l'armement.

Résultats

En mars 2005 ING a annoncé qu'elle se retire (partiellement) des armes controversables et a décidé d'introduire des critères plus strictes pour limiter des investissements directs dans des industries d'armement.

Le 16 février 2006 la proposition de loi interdisant les armes à sous-munitions a été adoptée – le premier pays à adopter une telle loi. Ensuite, la loi du 20 mars 2007 interdit plus spécifiquement le financement de la fabrication, de l'utilisation ou de la détention de mines antipersonnel et de sous-munitions. Entre autres, il est dès lors délictueux pour une institution financière d'octroyer un crédit à une entreprise qui fabrique de mines antipersonnel. Après plusieurs années de plaidoyer et d'action par le Réseau Financité et autres ONG, cette interdiction a été étendue en 2009 aux armes à uranium appauvri.

Finalement, le financement dans les armes controversées de sorte que les banques ne proposent pas à l'insu de leurs clients des produits financiers qui investissent dans des entreprises qui commercialisent, fabriquent ou vendent de telles armes est maintenant ancrée dans la loi belge.

1Mines antipersonnel, bombes à fragmentation, bombes uranium appauvri ou armes nucléaires.

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