Témoignages: Régulation et stabilité du système financière

 

La finance peut-elle être régulée ?

 

"La finance" n'est dans l'état actuel aucunement au service de la société. Au contraire, elle plonge des pans entiers de population dans une situation de précarité et leur interdit toute perspective de développement. Les législations, jusqu'au niveau international, doivent fixer à la finance un cadre suffisamment contraignant pour qu'elle soit au service de la société.
 
 
La finance: un échantillon de saigneurs qui vivant aux crochets de la société. La monnaie est un moyen, pas une finalité. 98% des mouvements financiers ne concernent plus l'économie réelle, mais la spéculation. Cette même spéculation engendre une hausse des coûts des produits sur le marché de 30 à 40%. Le droit régalien de battre monnaie doit revenir aux états et non aux banques privées.
Pour moi le monde financier doit être plus tourné vers les gens, quels qu'ils soient, et non se focaliser uniquement sur le profit à tout prix, et par n'importe quels moyens. On l'a vu, les prises de risques inconsidérées ont coûté cher ... non pas aux banques, mais bien aux Etats et, par effet domino, à tous les contribuables (les plus pauvres étant bien sûr, comme souvent, les plus touchés ...). Le monde de la finance doit se responsabiliser, étant un acteur de premier plan dans l'équilibre mondial. Une société évoluée et saine ne peut être mise en place sans une répartition équitable des richesses. Certaines conséquences dramatiques des actions de traders sans conscience peuvent mener, au final, à une révolte. L'Islande a prouvé par des actes forts que la population ne doit pas se laisser écraser par les politiques financières et leurs répercussions. Trop is te veel. On n'accomplit jamais de grandes choses lorsqu'on ne laisse plus de place à l'humain et que l'on ne vise pas le long terme, mais seulement un max de profit immédiat pour un faible pourcentage de bénéficiaires...
 

Quel doit être le rôle des banques dans notre société?

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NON, les banques ne sont pas aux services des petits salariés comme nous... Il faut se battre pour beaucoup plus de transparence. On fait payer le crash boursier aux petits citoyens que nous sommes au lieu d'aller chercher l'argent chez ceux qui ont spéculé... c'est à dire aux banques. Attendons-voir le prochain crash, cela ne durera plus tellement longtemps. Retirons notre argent du compte, fermons nos livrets d'épargne et mettons le dans un coffre-fort à la maison... si tout le monde le ferait il n'y aurait plus de spéculations...
Absolument pas, les banques ne sont pas au service de la société. Elles ne l’ont jamais été. Une vieille maxime disait déjà il y a plus de 30 ans « la banque vous offre un parapluie lorsqu’il fait beau et vous le retire quand il pleut » Hélas, depuis lors, c’est pire. Elles se sont lancées dans des opérations foireuses et juteuses sans aucune éthique pour gagner de l’argent facile. Les dirigeants qui ne connaissaient pour la plupart rien aux finances se sont remplis plein les poches puis ont quitté le navire, laissant le soin aux Etats de renflouer les banques pour éviter la faillite. Yves Leterme, qu’on ne peut soupçonner d’être un homme de gauche disait déjà « scinder les banques, c’est 3 minutes de courage politique ». Hélas, aucun parti politique n’a bougé
 
 
La finance et les banques ont été créées pour générer de la monnaie là où il y a un besoin et un potentiel de croissance. La finance est aujourd'hui dévoyée et ne joue plus son rôle car elle se focalise sur le profit à court terme ou très cout terme (trading haute frequence) et non l’investissement dans l'économie réelle qui nécessite un certain temps avant d'avoir un rendement ou une croissance. Leur rôle n'a jamais été de penser au bien-être commun mais de créer du crédit là où c'est nécessaire et de créer toujours de plus en plus de crédit pour éviter une contraction de la quantité de la masse monétaire. En perdant la confiance, les banques prêtes moins, l'argent circule moins et celui-ci fini par se raréfier menant à une augmentation de la perte de confiance. La finance et les banques ne sont soumise actuellement à aucun vrai contre pouvoir efficace, ni des banques centrales, ni des états, ni des citoyens. Le dernier pouvoir qui reste au citoyen est celui de la sanction consistant à changer de banque car même le pouvoir politique à peur des menaces des banquiers de réduire encore plus les prêt et donc d'augmenter la récession. Le système est déséquilibré car il y a n'y a pas un intérêt commun entre le banquier et son client et donc pas de main invisible du marché (cf Adam Smith) qui assure un équilibre entre les différentes parties prenantes.
Non, la finance n'est pas au service de la société. Spéculation, dérégulation, mondialisation et ... autres choix largement planifiés et générant un facteur anxiogène au sein de la société dans laquelle nous évoluons. Une option : le mouvement associatif pourrait se fédérer pour former un contre-poids à cette société néo-libérale et lancée à toute vapeur vers un capitalisme effréné . Des actions ponctuelles existent mais c'est un levier qui n'offre pas encore une puissance réelle face aux choix de société qui nous sont imposés.

Quel est ou devrait être le rôle des citoyen-ne-s face à la finance? La finance est-elle incontrôlable?

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La finance, peut-elle agir dans l'intérêt de la société?

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Bien évidemment, NON ! La finance est au service des financiers et régule malheureusement une partie des événements mondiaux. C'est lamentable !
« Too big to fail », ça veut dire quoi ? « Si le climat était une banque, il serait sauvé depuis longtemps » (tract PTB de décembre 2014) Les banques privées spéculent avec l’épargne de tous leurs clients qui placent chez elles, en principe sans risque et contre un intérêt normal, leurs salaires et leurs économies, et elles font faillite. Pour sauver les épargnants, l’état renfloue les banques, ou bien il les rachète – grâce à l’impôt payé par les Belges, enfin par ceux qui ne pratiquent ni la fraude fiscale ni l’optimisation fiscale conseillée et organisée par ces mêmes banques – Pour cela, l’état doit s’endetter ... auprès du système bancaire privé puisque l’Europe ne veut pas (ne peut pas ?) financer les états, alors qu’elle finance les banques à un taux d’intérêt quasi nul ! Et donc, pour rembourser sa dette, non seulement l’état coupe dans toutes les dépenses mais encore il applique, à ceux qui ont déjà payé le sauvetage des banques par leurs impôts, des mesures d’austérité (travailler plus pour gagner moins – payer plus pour les soins de santé, etc. ) Les 11 milliards d’économies à trouver dans le budget de l’état = l’argent utilisé par l’état pour réparer les conneries spéculatives de Dexia et des autres… Nos impôts ont servi à sauver les banques et à nous endetter pour rembourser à ces mêmes banques l’emprunt qu’on a fait auprès d’elles pour les renflouer. Et les banques continuent à spéculer sur la « santé » des états au moment de fixer le taux auquel elles « consentent » à prêter de l’argent aux états : cherchez l’erreur ! A quand un partage des activités bancaires ? Qu’elles spéculent si elles le veulent mais avec l’argent de ceux qui veulent prendre des risques et pas avec celui de leurs épargnants ! Et que ceux qui prennent les risques acceptent d’en payer les conséquences s’ils veulent aussi pouvoir continuer à en engranger les bénéfices sans payer aucun impôt sur ces ‘plus-values’! Pourquoi ces banques qui étaient si près de la faillite ont-elle pu rembourser si rapidement une partie de l’argent que l’état leur avait versé ? Et redevenir si rapidement des entreprises « rentables » pour leurs actionnaires ? Il y a là quelque chose de louche… N’aurait-il pas mieux valu appliquer ici aussi la devise du capitalisme financier : laisser faire « les lois du marché », laisser ces banques faire faillite, appliquer pour chaque détenteur de compte la garantie de l’état (100.000 euros maximum par compte) ? Cela aurait certainement coûté moins cher à l’état et cela aurait permis de sanctionner les responsables de cette faillite, alors qu’ils ont continué à bénéficier de plantureuses retraites chapeaux et qu’ils n’ont jamais été inquiétés.

En matière de titrisation, est-il normal de céder le risque d'un investissement à un tiers?

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Il serait temps de mettre de l'ordre: pourquoi les actionnaires continuent-ils à toucher des bénéfices alors que les banques devraient rembourser l'argent mis par l'état pour les sauver? Bref, nous payons 2 fois!
Non, la finance n'est pas au service de la société (jeunes inclus!). Mais elle pourrait l'être... Elle doit l'être ! La crise financière a démontré la perversité d'un système financier dérégulé qui a coûté énormément aux États et à nombreux de ses citoyens tant sur le plan économique que sur le plan social. Faire porter la responsabilité d'une crise financière aux citoyens à travers des mesures d'austérité et des réductions drastiques dans les budgets (destinés à favoriser l'emploi, la sécurité sociale, la culture, le lien social, le soutien aux publics, à la jeunesse,...) est profondément injuste. La finance est intrinsèquement liée au politique. La politique est affaire de tous. Il faut rendre à la finance la place qu'elle doit prendre pour contribuer au bien commun, pour que la jeunesse d'aujourd'hui puisse aller vers du travail, de la coopération et de projets personnels et collectifs et non du chômage, de l'exclusion et de la compétition.
 
 
Nous sommes convaincus que la finance doit être au service de la société et non l’inverse, comme c’est la cas actuellement. C’est pourquoi nous avons organisé une projection et un débat à partir du film « Inside job » pour expliquer et faire comprendre les raisons et les enjeux de la crise financière.
Nous constatons que depuis l’apparition de cette crise en 2008, les banquiers (le monde de la finance) n’ont rien compris et n’ont rien appris. Leur arrogance, leur recherche insatiable du profit le plus rapide, à n’importe quel prix, sont loin d’avoir diminué. La spéculation va bon train, merci !
Les agences de notations continuent sans remords d’imposer leur dictature à la planète. Bref, la domination des créanciers est sans partage, obsédés qu’ils sont par la privatisation des profits et la socialisation des pertes qu’ils ont eux-mêmes occasionnées. Ils prétendent imposer l’austérité à tout le monde, ... sauf à eux mêmes !
Les hommes et femmes politiques restent soumis à leurs oukases. Les citoyens n’ont rien à dire.
Nous en avons assez.
Or les solutions sont connues et les remèdes existent.... Il s’agit là de simple bon sens. L’histoire nous apprend d’ailleurs que chaque fois que la finance n’a pas été contrôlée de l’extérieur, elle a conduit à des catastrophes. Adam Smith lui-même excluait la sphère financière de la logique d’un marché libre et concurrentiel.
Lire l'interpellation entière sur https://www.financite.be/fr/reference/finance-la-neuve-interpelle
La Finance a réussi à totalement détourner le sens que ce terme devrait avoir: au lieu d'investir dans l'économie réelle, elle fait des spéculations hasardeuses dont elle sortira toujours gagnante: les Etats vont toujours sauver les banques, et pour récupérer l'argent perdu (exemple: 50 milliard d'euro payé par l'Etat allemand pour sauver les banques allemandes impliquées dans la crise financière grèque) on prend des peuples entières en hôtage (en l'occurrence: le peuple grecque). Le sort du peuple grecque pourra dans l'avenir être le nôtre.
 

Comment réguler les banques?

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A propos du mépris total de la part de cet être supérieur qu'est le banquier. Souvent, mon banquier m'a affirmé que personne ne pouvait prévoir la catastrophe bancaire de 2008, et que DONC aucun reproche à lui faire. D'ailleurs, la crise est essentiellement due aux vents de l'ouest qui soufflaient depuis les états-unis, et qui ont contaminés le paysage européen. En même temps, mon banquier cherchait à faire des bénéfices encore plus énormes en lorgnant vers des « placements » à la Madoff. Il, mon banquier, attirait des capitaux prétendant les placer dans l'un ou l'autre secteur (métaux, alimentation, or, le durable,...et d'autres sottises) mais en fait il les éclusait vers des paradis éphémères. A force d'en faire trop, la maisonnette de cartes s'est écroulée. En annexe ; ma lettre du 18/09/07, Bien avnt donc la crise bancaire-confirmée par leur réponse du 10/10. Cette date de leur réponse, ne doit pas surprendre. Elle fait partie d'une tactique, de leur mépris. J'en conclus qu'il faut bien se poser les questions pour mieux mettre à leur place ces banquiers...ignorants.  
Pour commencer, j'écrirais que je bosse depuis 20 ans dans le secteur. Pas par vocation, après avoir raté mes études c'était mon premier emploi et j'ai voyagé dans différents services & acteurs. J'ai débuté à la Générale. Ou les employés (très) grassement payés râlaient sur les risques de fusion, avec un taux d'absentéisme dans mon service de 47% et avec une chance de réengagement de 0% pour les stagiaires ONEM comme moi. Et déjà, on parlait de "crise" tout en générant de faramineux bénéfices. Puis engagé chez CortalConsors, première entité bancaire "directe" et la seule, jusqu'à présent qui essayait vraiment d'offrir un service au client tout en pronant l'éducation de celui-ci. Ensuite DeutscheBank, une cata, des requins, vente du produit le plus intéressant pour...la banque. une ambiance délétère d'ultra-compétition. J'ai quitté suite au summum de l'hypocrisie bancaire atteint avec la vente des "Lehmann Brothers" et leur fameuse "garantie morale"... et ils s'en sont rudement bien sortis. Puis ING. bon employeur mais au final, à quoi servions-nous? Nous avons poussés les clients à ne plus venir en agence, changeant les horaires, motivant les home banking, pour ensuite licencier (on dit plutôt: départ volontaire) car les gens "ne viennent plus en agence". 1.155 personnes ont été poussés vers la sortie depuis un an. On engage un exécutant de la politique d'Amsterdam pour les basses oeuvres... Je m'égare.... Ce qui est édifiant, c'est le décalage entre le Middle Managament & le Sr Mngmt et le vrai monde. Complètement déconnecté des réalités salariales, sociales et juste motivé par leur futur bonus invariablement basé sur une baisse des coûts de 15% de leur département. Je suis dispo pour un témoignage de terrain sans tabous sur simple demande :)

Si vous êtes client-e de plusieurs banques, sentez-vous la différence de service d'une banque à l'autre?

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nous sommes les cochons de payants...les employés et petits porteurs d'actions Fortis ont été entubés par Reynders...et en plus nous payons constamment le renflouement du système bancaire qui continue la même politique....
La finance est le pouvoir occulte le plus puissant du monde. Le plus terrible, c'est que tout le monde pouvait voir cette évolution depuis la fin des années 80. En effet, la "sainte" dérégulation, les traités européens, le favoritisme pour les multinationales, l'évolution lente des niveaux des salaires et.... la promotion du crédit tout azimut etc ...ont conduit à l'enrichissement oligarchique des banques et ultra banques et de leurs actionnaires-rentiers. Les banques au service de l'économie réelle se sont transformées en machines spéculatives avec une mise en oeuvre de systèmes à "bras de leviers", shadow-banking, paradis fiscaux et autres avec comme conséquence une pyramide des richesses à l'envers. Enfin, le couronnement final en 2008 avec la faillite d'une banque et l'effet domino qui s'en est suivi; les dominos ont été relevés par les états pour aboutir à leur propre perte en s'endettant de plus belle et devant recourir aux....mêmes banques (traités européens obligent) pour se refinancer. Tout a été fait pour poursuivre la viabilité d'un système dont plus personne n'est maître à moins que quelques ordinateurs bien informés puissent le faire. A travers l'histoire, les états ont, un jour, balayé la dette et repris leurs finances à zéro. Quel état oserait apporter ce salut, ou un nouveau plan Roosevelt avec une économie Keynésienne. Je crains que les leçons de l'histoire ne servent à rien et qu'il faudra attendre le cataclysme financier qui devra être digéré par 98% de la population et les 02 autres pourcent seront dans un .... paradis géographique clos et sans doute aussi.... fiscal.
 
 
Les banquiers sont des commerçants. Laissons les faire leur commerce comme tout autre commerçant, sans plus. Quant à la gestion du pays qui a besoin d'une banque (son porte-monnaie), qu'elle soit confiée à une banque de l'état, financée par les contribuables, qui rapporte aux contribuables, qui imprime ou non les billets de ce pays. Si on laisse le sort du pays entre les mains des banques privées, pourquoi ne le laisserait-on pas entre les mains des hypermarchés ? c'est une ineptie, c'est comme si on laissait le porte-monnaie d'une famille au boucher du coin qui bien sur ira s'endetter pour créer une immense boucherie qui fera faillite...ou pas mais verra son commerce avant le bien-être de la famille qui lui a confié son porte-monnaie. Une banque d'aujourd'hui c'est limite du vol et mauvaise gestion de nos contributions
Il doit y avoir deux types de banques bien séparées. 1/ La banque qui collecte l'épargne pour la redistribuer dans l'économie en prêtant aux entreprises pour leurs investissements. 2/ La banque qui collecte l'épargne pour la mettre dans les circuits boursiers (à haut risque) via leurs traders. Chaque banque doit clairement afficher son appartenance.
 
 
Le seul moyen d'en revenir à un secteur financier , sain et responsable, c'est le retour à une réglementation sévère et contrôlée, un nouveau Glass Steagal act et un énorme coup de balais dans tout ce qui a été fait depuis Reagan et les accords de Bretton woods et il est certain que le secteur financier doit participer au bien être de tous et non au seul profit de ses acteurs
Il s'agit clairement d'un problème éthique.
Les achats de terres agricoles devraient aussi faire l'objet d'une régulation.
 
 
Depuis l'abrogation du Glass-Steagal Act, (voir ci-après le lien) http://fr.wikipedia.org/wiki/Glass-Steagall_Act#R.C3.A9escompte_des_cr.C..., qui permis de fusionner les banques d'épargnes avec les banques spéculatives, c'est le grand n'importe quoi! Les actionnaires ont pris le pouvoir et les services publics subis une méchante cure d'amaigrissement. L'aspect purement spéculatifs consiste à "Privatiser" les bénéfices et "Socialiser" les pertes! Tout un système pourri jusqu'à la moelle devant être repensé, échafaudé au plus vite sous peine (!) de lendemains vraiment sombres...