C'est l'une des conclusions du Rapport sur l'inclusion financière 2015 que publie aujourd'hui le Réseau Financité. Un phénomène qui devrait être renforcé dans les prochaines années au vu des récentes suppressions d'emplois annoncées par les grandes banques belges. Un grave problème d'accessibilité pour les personnes les plus démunies.
ING cette semaine annonçait ainsi la perte de 185 emplois, et la fermeture de pas moins de 50 agences. Les institutions bancaires défendent ces fermetures par l'émergence du e-banking, mais avec la disparition des agences bancaires, la diminution des heures d'ouverture et/ou les réductions de personnel, ceux qui rencontrent des difficultés avec les nouvelles technologies et ont un manque de mobilité éprouvent de plus en plus de difficultés à accéder à leur argent, les personnes âgées notamment. La question se pose également pour les petits revenus, n'ayant pas accès, faute de moyens, à un ordinateur ou à Internet.
Les disparités sont également très fortes selon les territoires. On recense ainsi 35 agences bancaires en Flandres pour 100 km2 contre seulement, 9,8 en Wallonie.
De plus en plus d'inégalités et des Belges toujours plus endettés
Parmi, les autres conclusions du Rapport sur l'inclusion financière 2015, il est à noter que l'épargne moyenne du Belge s’élève à 21 258€. Un chiffre en trompe l’œil, car malgré tout, 1 Belge sur 4 se dit incapable de faire face à une dépense imprévue. Les inégalités se creusent en effet : 20% des Belges les plus riches détiennent 60% du patrimoine. De leur côté les 20% les plus pauvres ne n'en possèdent eux que 0,2%.
Enfin, en matière de crédit, Financité note une nette augmentation des défauts de crédits. Ce sont en tout et pour tout 350 635 crédits qui ont été défaillants en 2014. Une tendance très nette depuis la crise, puisqu'elle a augmenté de plus de 25% depuis 2007 !