La finance solidaire à l'honneur

11/05/2016 (h)

Auteur(s): 

Réseau Financité, (ex- Réseau Financement Alternatif)

Remise du Master's Thesis Award Sustainable & Responsible Finance à l'étudiant de Master le plus innovant en matière de finance responsable


Ce mardi 10 mai, à l'Université de Namur, la Fondation pour les Générations futures, en partenariat avec le Réseau Financité, a récompensé les mémoires de Master les plus innovants en matière de finance responsable en réponse aux futurs enjeux de notre société. 

C'est Virginie Smans qui a été distinguée pour son travail intitulé : « Social Impact Bonds (SIB) et mesure d'impact social ». L'étudiante de l'ICHEC Brussels Management School a étudié et analysé le premier SIB belge, lancé en février 2014 par Actiris et Duo for a Job, une ASBL d'insertion socio-professionnelle.

Le prix de 2 500€ a été remis par un jury indépendant composé d'Etienne de Callataÿ, Benoît Lallemand, Cécile Louche et Lieve Schreur, et présidé par Philippe Maystadt, Président Honoraire de la Banque européenne d'investissement, ancien Ministre des Finances de Belgique et actuellement Président de l'Académie de Recherche et d'Enseignement Supérieur de la Fédération Wallonie-Bruxelles (ARES).
 

Sensibiliser la communauté académique

Si le Master's Thesis Award Sustainable & Responsible Finance était décerné pour la première fois, la cérémonie des Higher Education & Research Awards for Future Generations (HERA) avait lieu hier pour la quatrième année consécutive. Celle-ci entend également sensibiliser l'ensemble de la communauté académique aux thématiques de développement soutenable dans des domaines comme l'architecture, l'économie, la santé, la nourriture et donc la finance.

NB/ Le Master's Thesis Award Sustainable & Responsible Finance a pour objectif de valoriser et récompenser un mémoire qui traite des activités du secteur financier, dont notamment la gestion d'actifs, les services bancaires, les assurances et l'analyse financière. Sont également concernés les systèmes et marchés financiers, ainsi que les politiques financières qui les régulent ou qui les facilitent. Le Prix s'adresse prioritairement aux étudiant(e)s et jeunes diplômé(e)s en sciences économiques ou issus des différentes Business Schools et s'inscrit dans le Programme de Prix d'Excellence HERA (Higher Education & Research Awards for Future Generations).

L'appel à candidatures est par ailleurs ouvert pour l'édition 2017.

Présentation des nominés et lauréats Sustainable & Responsible Finance 2016 :


Lauréate:
Virginie Smans, ICHEC Brussels Management School, pour son travail intitulé "Social Impact Bonds (SIB) et mesure d'impact social".
Promotrice: Christel Dumas.


Résumé du travail primé:
Dans le domaine de la finance responsable, les "Social Impact Bonds" (SIB) occupent une place particulière. Il s'agit d'instruments financiers destinés à générer un rendement tout en contribuant à la résolution d'une problématique sociale ou environnementale précise. Le premier SIB belge, réservé aux investisseurs sociaux professionnels, a été lancé en février 2014 par Actiris, le service public chargé de l'emploi en Région Bruxelles-Capitale, et Duo for a Job, une ASBL d'insertion socio-professionnelle. Virginie Smans a étudié la méthode d'évaluation de ses impacts sociaux. Après avoir longuement interviewé ses diverses parties prenantes, elle est arrivée à la conclusion que le système de mesure utilisé pour cette évaluation était à la fois efficace, économe et efficient. Elle n'en suggère pas moins une série d'améliorations susceptibles d'inspirer les futurs lancements de SIB sur le marché belge. 

Nominée:
Laure Radermecker, Université de Mons (Faculté Warocqué d'Economie et de Gestion), pour le travail intitulé "Financial inclusion and economic growth.
Promotrice: Laetitia Pozniak


Résumé du travail primé:
L'inclusion financière permet aux particuliers, au Nord comme au Sud, d'avoir accès à des comptes ou à des services bancaires comme l'épargne, le crédit, l'assurance, etc. Sur la base de données issues de la Banque mondiale, Laure Radermecker a construit, à l'échelle de la planète, un modèle mesurant l'impact de cette inclusion sur la croissance économique. Si certaines relations (inclusion/PIB) mises en évidence n'ont pas étonné, d'autres se sont révélées plus surprenantes. Ainsi, des pays réputés riches ou en fort développement n'en révèlent pas moins un taux d'inclusion financière peu élevé, et inversement. Des explications à cette dichotomie ont été apportées par l'étudiante. Celle-ci a dessiné une carte mondiale affichant les pays financièrement "exclus" et "inclus". Son travail démontre que l'amélioration de l'inclusion financière d'un pays entraîne de nombreux avantages: hausse du revenu des travailleurs, meilleur développement des zones rurales, autonomie croissante des femmes, multiplication du nombre de PME, etc.

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