En 2024, l’économie sociale comptait environ 11 856 entreprises générant près de 230 000 emplois salariés, soit 13 % de l’emploi total dans ces deux régions. Cette part significative reflète non seulement l’importance quantitative du secteur, mais aussi sa capacité à créer et maintenir des emplois, puisque ce sont plus de 18 000 postes supplémentaires qui ont été créés depuis 2018.
L’économie sociale se déploie dans une grande diversité de secteurs : de l’action sociale à la santé, en passant par l’éducation, la culture et l’économie circulaire, ce sont des secteurs qui répondent souvent à des besoins sociaux non pris en charge par le marché classique.
Un des enseignements majeurs de l’édition 2024 de l’état des lieux est la résilience accrue des entreprises d’économie sociale par rapport à l’économie traditionnelle. Parmi celles créées depuis de début des années 2000, seulement 25 % ont cessé leurs activités, contre environ 40 % dans le secteur privé classique. Leur durée de vie médiane est presque deux fois plus longue, ce qui suggère une stabilité structurelle, liée à des modes de gouvernance démocratiques et à une finalité sociétale orientée vers l’intérêt collectif.
De plus, les entreprises d’économie sociale ont tendance à s’implanter dans des zones où l’économie classique est moins dynamique. Cette répartition contribue à renforcer la cohésion sociale et économique locale, en garantissant un accès à l’emploi et à des services à des populations pouvant être plus vulnérables.
Enfin, le rapport souligne aussi l’intérêt croissant porté à l’économie sociale au niveau européen, où des initiatives visent à harmoniser les statistiques du secteur. Cela reflète une reconnaissance internationale du secteur comme levier de développement durable, inclusif et résilient, particulièrement pertinent face aux crises économiques, climatique et aux inégalités sociales croissantes auxquelles nous sommes toutes et tous confronté·e·s.