En 2026, ce sont 25 journées qui sont organisées dans des écoles secondaires. Les élèves explorent différentes facettes de l’entrepreneuriat : la gestion d’une entreprise, l’économie sociale, le travail en équipe, l’audace de porter un projet ou encore la valorisation de leurs talents.
Fin janvier, c’est à l’Institut Saint- Joseph de Carlsbourg en Province du Luxembourg, que nous avons rencontré quatre groupes de jeune, de cinquième et sixième, pour parler du jeu EVA, créé par l’Inter Réseau de l’économie sociale et solidaire en Anjou (IRESA). Le réseau regroupe 190 associations qui participent à la promotion de l’économie sociale en Maine-et-Loire.
Le jeu commence avec la présentation des grands principes de l’économie sociale : une économie au service de l’humain et pas le contraire, le bénéfice au bénéfice de tou·te·s, la démocratie en entreprise et des entreprises collectives et autonomes.
Les élèves sont ensuite invité·e·s à imaginer ensemble une entreprise d’économie sociale en commençant par trouver un produit. Cinq catégories d’objets ont été choisies : la création d’un biscuit, d’une trottinette, d’une paire de chaussures, d’une tente et d’un jouet.
L’idée était de faire un produit original et amusant, même s’il est irréaliste, et de lui donner un nom avec les lettres EVA. Après la phase de création, les élèves devaient déterminer la gouvernance de l’entreprise (qui dirige et comment ?) en respectant les principes présentés, attribuer les salaires aux 20 employé·e·s et réfléchir à la répartition des bénéficies.
Après trois quarts d’heure d’intenses discussions, chaque groupe venait présenter son projet collectif. Nous avons pu apprendre qu’une trottinette pouvait voler ou être « sous-marine ». Des élèves ont créé une chaussure à semelles interchangeables pour toutes les situations de la vie. Certain·e·s ont inventé des « biscuits émotions magiques » qui rendent triste ou heureux. Un groupe a créé une tente à 10 niveaux toute équipée et dont chaque partie est interchangeable, mais qui est petite quand elle est repliée. D’autres ont inventé un biscuit anti-gueule de bois nommé EvaSafe ou un jouet ludique qui répond aux interrogations des parents et des enfants.
Pour la gestion, les groupes ont presque tous choisi une gestion en codirection. Les salaires étaient répartis soit équitablement, soit avec un salaire un peu plus élevé pour la direction. Enfin, plusieurs groupes ont partagé les bénéfices : une partie pour sécuriser l’entreprise d’économie sociale et l’autre partie pour aider d’autres associations. Ce jeu collaboratif permet vraiment de se plonger dans la création et de comprendre les enjeux de l’économie sociale.
L’économie sociale, ce sont des milliers d’entreprises qui partagent chaque jour des valeurs (démocratie, coopération, solidarité…) pour construire une société plus cohérente, harmonieuse et durable.