La problématique :
Imaginez. Vous gagnez 350 000 euros par an sans travailler. Vous voulez participer à la société, financer les écoles, les hôpitaux, les routes qui mènent à votre résidence secondaire. Et l'État vous répond : non merci, vous ne nous devez rien.
C'est la réalité fiscale belge. Les 1 % les plus riches paient en moyenne 23 % de leurs revenus en impôts (toutes taxes comprises). Le reste de la population, 43 %. Proportionnellement, les plus fortunés paient donc deux fois moins d'impôts que le salarié moyen.
Pourquoi ? Parce que notre système distingue deux sortes de revenus. L'euro gagné par le travail est taxé selon un barème progressif qui atteint rapidement 40, puis 45 %. L'euro gagné par le capital — dividendes, intérêts, plus-values — est taxé à un taux fixe de 30 %, parfois moins, parfois pas du tout. Or les 1 % les plus riches tirent moins de 5 % de leurs revenus du travail. Tout le reste vient du patrimoine.
À cette dualité fondamentale s'ajoute un bouquet de niches fiscales vendues comme des protections pour les petit·e·s épargnant·e·s, mais qui profitent mécaniquement aux plus aisé·e·s. L'exonération fiscale des comptes d'épargne, par exemple.
Nos actions :
- Une vidéo satirique pour montrer l'absurdité de notre système fiscal. Henri représente une personne fortunée, désespérée de ne pas pouvoir contribuer à la société qui l'entoure. Regardez-la, et partagez-la autour de vous.
- Un numéro entier du Financité Magazine, le n°81, consacré à la taxation du patrimoine. "Taxer les riches" décortique le débat sous toutes ses facettes: mécanismes fiscaux, comparaisons européennes, chiffres actualisés, un quiz et l'interview d'un millionnaire qui réclame lui-même d'être davantage taxé. A retrouver ici.
- Cinq graphiques pour comprendre, en un coup d'œil, l'importance d'un système fiscal équitable.
- Et à chaque fenêtre législative — réforme fiscale, budget, taxation des comptes-titres, exonération des comptes d'épargne — Financité interpelle les décideur·euse·s et formule des recommandations concrètes, fidèle au principe qui fonde notre mouvement : privilégier l'intérêt général sur l'intérêt particulier.
Comment agir ?
- Interpelez le gouvernement. La fiscalité est un choix politique et non une fatalité technique. Demandez-leur ce qu'ils mettent concrètement en place pour rééquilibrer la contribution fiscale entre le travail et le capital. Nous avons préparé un message que vous pouvez envoyer en quelques clics, et personnaliser si vous le souhaitez. N’oubliez pas d’ajouter votre nom et prénom à la fin du mail.
Titre (h2)
Aidez les riches à contribuer en interpellant le gouvernement avec cette lettre.
Madame la Ministre, Monsieur le Vice-premier ministre,
Je me permets d'attirer votre attention sur une injustice fiscale qui préoccupe de nombreux·euses citoyen·ne·s, et qui me préoccupe en tant que contribuable belge : l'argent que produit le capital n'est pas taxé à la hauteur de celui gagné par le travail.
Aujourd'hui l'écart est considérable, les 1 % les plus fortuné·e·s ne versent en moyenne que 23 % de leurs revenus en impôts, contre 43 % pour les autres contribuables. Autrement dit, plus on est riche, moins on contribue proportionnellement. La raison tient à une différence de traitement : l'argent gagné en travaillant est taxé progressivement jusqu'à 50 %, tandis que celui gagné par le capital l'est à 30 %, souvent moins, parfois pas du tout. Cette différence me semble difficilement compatible avec le principe d'égalité devant l'impôt.
Ce n'est pas une fatalité, et cela tient à des choix politiques. Chaque euro que le capital ne paie pas est un euro de moins pour les écoles, les hôpitaux, la mobilité et la solidarité nationale. Des services publics qui sont essentiels et qui risquent de faire l’objet de mesures d’austérité, puisque la Belgique fait l'objet depuis 2024 d'une procédure européenne pour déficit excessif et que le gouvernement cherche plusieurs milliards pour y pallier. On estime à plusieurs milliards les recettes générées par une fiscalité permettant une taxation égale des revenus du travail et du capital. Pourtant, la réforme fiscale en cours laisse les plus gros patrimoines de côté.
À court terme, une contribution minimale sur les très grandes fortunes, sur le modèle de la taxe Zucman, serait une solution rapide à une situation urgente. Cette contribution viserait les patrimoines nets les plus élevés, il ne s'agit pas de toucher l'épargne ou le logement de la classe moyenne, mais de faire contribuer une minorité très fortunée qui échappe aujourd'hui largement à l'effort commun. À plus long terme, il faut aligner la fiscalité du capital sur celle du travail, pour que chacun contribue selon ses moyens.
Je vous demande donc de me faire connaître votre position : quelles mesures concrètes comptez-vous défendre, et dans quel délai, pour rétablir l'équité entre la taxation des revenus du travail et ceux du capital ?
Je resterai attentif·ve à votre réponse, comme de nombreux citoyen·ne·s qui partagent cette préoccupation.
Je vous prie d'agréer, Madame la Ministre, Monsieur le Vice-premier ministre l'expression de ma haute considération.
Madame la Ministre, Monsieur le Vice-premier ministre,
Je me permets d'attirer votre attention sur une injustice fiscale qui préoccupe de nombreux·euses citoyen·ne·s, et qui me préoccupe en tant que contribuable belge : l'argent que produit le capital n'est pas taxé à la hauteur de celui gagné par le travail.
Aujourd'hui l'écart est considérable, les 1 % les plus fortuné·e·s ne versent en moyenne que 23 % de leurs revenus en impôts, contre 43 % pour les autres contribuables. Autrement dit, plus on est riche, moins on contribue proportionnellement. La raison tient à une différence de traitement : l'argent gagné en travaillant est taxé progressivement jusqu'à 50 %, tandis que celui gagné par le capital l'est à 30 %, souvent moins, parfois pas du tout. Cette différence me semble difficilement compatible avec le principe d'égalité devant l'impôt.
Ce n'est pas une fatalité, et cela tient à des choix politiques. Chaque euro que le capital ne paie pas est un euro de moins pour les écoles, les hôpitaux, la mobilité et la solidarité nationale. Des services publics essentiels qui font l’objet de mesures d’austérité, puisque la Belgique est sous procédure européenne pour déficit excessif depuis 2024 et que le gouvernement cherche plusieurs milliards pour y pallier. On estime à plusieurs milliards les recettes générées par une fiscalité permettant une taxation égale des revenus du travail et du capital. Pourtant, la réforme fiscale en cours laisse les plus gros patrimoines de côté.
À court terme, une contribution minimale sur les très grandes fortunes, sur le modèle de la taxe Zucman, serait une solution rapide à une situation urgente. Cette contribution viserait les patrimoines nets les plus élevés, il ne s'agit pas de toucher l'épargne ou le logement de la classe moyenne, mais de faire contribuer une minorité très fortunée qui échappe aujourd'hui largement à l'effort commun. À plus long terme, il faut aligner la fiscalité du capital sur celle du travail, pour que chacun contribue selon ses moyens.
Je vous demande donc de me faire connaître votre position : quelles mesures concrètes comptez-vous défendre, et dans quel délai, pour rétablir l'équité entre la taxation des revenus du travail et ceux du capital ?
Je resterai attentif·ve à votre réponse, comme de nombreux citoyen·ne·s qui partagent cette préoccupation.
Je vous prie d'agréer, Madame la Ministre, Monsieur le Vice-premier ministre l'expression de ma haute considération.
- Quizz : nous avons développé le test "Êtes-vous plus pauvre que vous ne le pensez ?". La plupart d'entre nous surestimons notre position dans la société. Nous nous croyons dans la moyenne, alors que nous sommes souvent bien plus bas dans la distribution réelle. Ce quiz vous aidera à vous situer par rapport à la réalité belge. Passez le test.
On soutient leurs actions
- Une pétition citoyenne pour une fiscalité juste a déjà rassemblé des dizaines de milliers de signatures et ouvre la voie à un débat au Parlement. Ajoutez la vôtre : lien vers la pétition.
- Le réseau pour la justice fiscale, qui représente une trentaine d'ONG et syndicats qui travaillent ensemble autour des questions de la fiscalité.
- L'étude récente de Soralia sur les failles et les injustices du système d'imposition belge : "Au pays de l’oncle Picsou. Regards sur le système d’imposition belge".