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Accros aux énergies fossiles
Les 65 plus grandes banques de la planète ont encore accru leur soutien financier aux énergies fossiles.
29 juillet 2026
Paragraphe actualités

Le rapport Banking on Climate Chaos (BOCC), coproduit par une coalition d'ONG environnementales parmi lesquelles Rainforest Action Network, Reclaim Finance ou encore BankTrack, est une référence en matière de suivi du financement bancaire des énergies fossiles.

Pour sa 17e édition, il a remonté la trace 906 milliards de dollars qui ont été injectés dans les entreprises pétrolières, gazières et charbonnières en 2025, soit une hausse de près de 8 % par rapport à 2024. Depuis la signature de l'Accord de Paris il y a dix ans, ce sont 8 700 milliards de dollars qui ont été mobilisés par ces mêmes établissements en faveur des combustibles fossiles.

JPMorgan Chase conserve la tête du classement avec 58 milliards de dollars accordés en 2025, suivi de Bank of America et de la japonaise MUFG. Les banques canadiennes se distinguent également : à elles cinq, elles ont accru leur financement de plus de 27 % en un an, dépassant les 70 milliards de dollars, alors que le Canada ne représente que 0,5 % de la population mondiale.

L’Europe réduit son financement

Assez grandes pour être reprises dans le rapport, le banque française BNP Paribas et la néerlandaise ING suivent cependant deux trajectoires opposées. BNP Paribas a fait un pas en avant en réduisant ses financements aux énergies fossiles d'environ 26 % en 2025, une baisse saluée par les auteur·rice·s du rapport comme la preuve que des politiques de restriction plus strictes, notamment sur le financement des nouveaux projets pétroliers et gaziers, peuvent réellement faire baisser les montants engagés.

À l'inverse, la banque néerlandaise a fortement augmenté son financement aux énergies fossiles (+11% entre 2024 et 2025), spécifiquement aux infrastructures gazières en expansion (+40 %).

Le rapport souligne toutefois que 26 des 65 banques étudiées ont réduit leur financement fossile en 2025, contre 23 l'année précédente, un mouvement porté principalement par des banques européennes soumises à un cadre réglementaire plus exigeant. Mais cette embellie reste timide face à l'ampleur des sommes toujours dirigées vers l'expansion des combustibles fossiles, notamment en Amérique du Nord et en Asie.

Voilà qui illustre bien l'un des messages centraux du rapport : les engagements volontaires ne suffisent pas, et seules des politiques contraignantes, assorties d'exclusions concrètes, permettent d'infléchir durablement les pratiques bancaires.

 

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